Saint-Tropez ... For Ever

Saint-Tropez ... For Ever

Pourquoi ces élus battus ne siègeront-ils pas...

La campagne des municipales 2014 aura causé quelques dégâts. Notamment dans les rangs d'élus ayant déjà occupé la fonction de maire lors de mandatures précédentes.

Le pompon revient à Saint-Tropez. Où, trois premiers magistrats étaient sur la ligne de départ. Du jamais vu ! Avec, à l'arrivée, les deux ex, le député Jean-Michel Couve et le conseiller général Alain Spada, sur le flanc. Enfin, presque, puisqu'ayant obtenu le droit de siéger sur le banc de l'opposition.

Saint-Tropez : les maires d'opposition renoncent !

Bon nombre de Tropéziens attendaient avec impatience le premier conseil fixé ce vendredi à 17 heures, en mairie, pour voir de leurs propres yeux le fameux trio de maires d'hier et d'aujourd'hui cohabiter. Ils en seront pour leurs frais.

Jean-Michel Couve (UMP) et Alain Spada ont renoncé. Un renoncement attendu mais qui a fait réagir certains internautes comme A. T. qui déclare, suite à l'indécision de M. Spada : « Il indique qu'il ne sait pas encore s'il siégera au conseil municipal, car trop pris avec le conseil général et ses activités nationales. Mais qu'aurait-il fait s'il avait été élu maire ? »

Depuis, il a officiellement jeté l'éponge. De la même manière que son adversaire Jean-Michel Couve à qui Alain Trampoglieri a emboîté le pas en raison, selon lui, du comportement de certains élus de la liste majoritaire. Bonjour l'ambiance.

Cogolin : Jacques Sénéquier jette l'éponge

De l'autre côté du golfe, le Maximois Bernard Rolland en a fait de même. Pour se consacrer à sa famille.

Enfin, Jacques Sénéquier (Cogolin) va sans doute tirer un trait définitif sur sa carrière politique locale. En tout cas, il ne sera pas le chef de file de la partie adverse.

En revanche(lire ci-contre) Annick Napoléon honore pour l'heure le mandat confié par ses électeurs.

Il est évident que les nombreux renoncements interpellent. Comment se fait-il que ces citoyens désireux de diriger une commune se retirent dès lors qu'ils n'ont pas gagné ? On peut penser que, pour ceux qui ont exercé dans le passé le poste suprême (maire, en l'occurrence), occuper un simple strapontin autour de la table du conseil n'est pas valorisant. Que pour d'autres, comme il s'agissait de l'ultime combat : défaite ne pouvait rimer qu'avec retraite.

Les explications des retraits sont diverses et parfois surprenantes. En tout cas, si leurs électeurs doivent faire avec, ils risquent d'en garder un goût amer et venir gonfler la file des abstentionnistes dans le futur.

Qu'importe. Saint-Tropez aura bien ses vingt-sept représentants et un organigramme relevant du déjà-vu au niveau des deux groupes minoritaires, Michel Mède et Vérane Guerin. Oui, on prend les mêmes et on recommence.

À Sainte-Maxime, Éric Provensal a repris le flambeau des mains de Bernard Rolland, il est désormais l'un des leaders des oppositions.

À Cogolin, l'arrivée du Front national va s'accompagner d'une refonte totale de la sphère politique locale.

2020, le renouveau !

C'est dire si, en 2020, un vrai renouveau au plan des candidatures dominera sans doute les scrutins de la plupart des douze communes du golfe. D'ici là, joutes verbales, débats contradictoires vont animer le quotidien des communes. Et sans doute celui de la communauté de communes. C'est pourquoi, dire que la politique locale est un long fleuve tranquille ne peut que relever d'un symptôme utopique aggravé.

 

Source : Cliquez ICI



05/04/2014
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