Saint-Tropez ... For Ever

Saint-Tropez ... For Ever

Tapage nocturne : le ton monte dans la vieille ville...

Des voisins excédés par le bruit. Au bord de la crise de nerfs… Le film a comme des airs de déjà-vu. À l'automne, quand les oiseaux de nuit se font plus discrets, le débat s'envole. Quels établissements n'ont pas respecté les règles du jeu ? Qui doit être sanctionné ? Coincé entre deux baffles - d'un côté, des gérants aux reins solides, de l'autre, des riverains affichant publiquement leur ras-le-bol - le maire de Saint-Tropez a longtemps joué la carte de la réconciliation.

Au printemps 2010, « Le Quai » échappait à une fermeture administrative. Mais la situation ne s'est pas arrangée pour autant. Cet été, les forces de l'ordre ont enregistré une nouvelle vague de plaintes pour nuisances sonores.

« Je ne me laisserai pas détruire »

Les sanctions ont alors commencé à pleuvoir. Début juillet, le bar à ambiance « Chez Maggy » s'est vu imposer une fermeture à une heure du matin, au lieu de trois. L'exploitante, Josiane Bakalian, a refusé de notifier l'arrêté. Mais la pression s'est accentuée au fil des mois. Le 6 octobre, Jean-Pierre Tuveri ordonnait la fermeture (1) de ce bar, pour une durée de trois mois. Une décision que Josiane qualifie « d'abus de pouvoir ». Il n'y a jamais eu de bagarre, ni de délit grave. Cet arrêté est injustifié, c'est de l'acharnement. De violentes rixes ont éclaté dans d'autres établissements, et ils n'ont rien eu. Les lois ne sont pas les mêmes pour tous »,s'indigne la gérante. « Depuis que j'ai repris cette affaire, je subis d'énormes pressions, à la limite du harcèlement. On s'est attaqué deux fois à mon véhicule, on m'a crevé les pneus. Les policiers m'ont dressé vingt et un procès-verbaux. On me fait vivre l'enfer. Je ne sais pas ce qui se cache derrière tout ça, mais je ne me laisserai pas détruire. Si mon bar ferme, j'irai faire une grève de la faim, sur les marches de la mairie », avertit Josiane, déterminée à aller jusqu'au bout de son action.

Seule séquence positive de cet interminable thriller acoustique : sur la place des Lices, les pétitions ont disparu. La « Brasserie des Arts » a réalisé plus de deux cent mille euros de travaux, pour limiter les nuisances, et le « Bistro » a promis d'en faire de même, en 2012. Un signe encourageant pour les saisons à venir.

S. B.

1. L'arrêté est susceptible de recours devant le tribunal administratif de Toulon, dans un délai de deux mois.

 

Source : Cliquez ici



20/10/2011
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 38 autres membres